Sommaire

Ca y est, j'ai remis mon blog en marche, et pour ceux qui ont pu le remarquer j'ai changé de voie et j'ai décidé de parler moins de ma life (parce qu'il ne se passe rien d'intéressants) et de revenir aux sources (avant que je ne vire tout parce que j'avais rencontré une certaine personne), c'est à dire présentation d'oeuvre, d'artistes qui me plaisent dans divers domaines culturels: Cuisine, Sciences, Arts, Cinéma, BD, Manga, Jeux Vidéo, Littérature etc etc...

Les sources sont toujours citées, et je vous invite à cliquer sur les nombreux liens que vous rencontrerez pour découvrir toujours plus de nouveaux sites et de nouvelles vidéos.

Derniers Articles Mis en ligne
_ Conférence de Presse Microsoft
_ Conférence de Presse Nintendo
_ Conférence de Presse Sony
_ Présentation de Utada Hikaru
_ Interview de Utada Hikaru
_ Voyage aux Confins de l'Univers

Mais voila que j'ai déjà quelques petites idées pour la suite:
_ Presentation de X-Ray Dog
_ Présentation du GoGaDoll
_ Présentation Du Charles' Creatures Cabinet
_ Interview de Aurore Demilly
_ Recette des ramen

J'ai également remis à jour mon autre site: Toi version... Toi!

En attendant, bonne lecture!
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# Posté le samedi 11 juillet 2009 17:58

Modifié le lundi 20 juillet 2009 16:58

Conférence Microsoft E3 2009

Deuxième Partie de la Conférence
Troisième Partie de la Conférence

L'expérience finirait-elle par payer ? En ouvrant le bal des constructeurs pour cette édition 2009 de l'E3, Microsoft a livré une partition quasiment irréprochable. Vacciné des exposés rasoir que l'on a parfois connus par le passé, Microsoft a offert en une heure et demi un condensé d'annonces solides, en s'appuyant sur un catalogue de blockbusters et l'annonce d'un premier Metal Gear Solid sur Xbox 360, mais aussi sur les nombreuses améliorations apportées au service Xbox Live et à la communauté qu'il représente.

Point d'orgue d'une conférence rythmée par la présence de guests prestigieux (Paul McCartney et Ringo Starr, Steven Spielberg) : l'introduction d'un nouveau périphérique, le Project Natal, visant à abolir la frontière entre le joueur et l'écran. Retour sur une présentation qui a, par moments, tourné à la démonstration.


Une fois n'est pas coutume, Microsoft avait décidé de nous épargner la fastidieuse énumération de chiffres gonflés à l'hélium. Le constructeur s'était déjà fendu d'un communiqué pour bomber le torse à l'approche de l'E3, l'heure était maintenant venue de se montrer à la hauteur. Et ce que les joueurs attendent avant tout d'une conférence, ce sont des jeux. De ce point de vue, la présentation a offert aux spectateurs une montée en puissance, enchaînant démos temps réel et révélations, même si la plupart des annonces venaient confirmer de vieilles rumeurs.

Rising Tackle

Ce fut notamment le cas chez Microsoft, qui pouvait confirmer le retour pressenti de Forza Motorsport 3 pour octobre. 400 voitures, une vue cockpit, des possibilités de tuning toujours plus élevées et un éditeur de vidéos en HD, le bébé de Turn 10 s'annonçait prometteur. Cette conférence fut également l'occasion d'annoncer deux nouveaux Halo pour le prix d'un. Prévu pour le 22 septembre prochain aux Etats-Unis, Halo 3 : ODST et son nouveau mode coopération offriront un code accès pour la bêta en ligne de Halo : Reach, un jeu-prologue annoncé lui pour 2010. Surprise également avec la confirmation du bondissant Crackdown 2, qui s'annonce nettement plus sombre que son prédécesseur, dans tous les sens du terme. Faute de Gears of War, Cliff Bleszinski pouvait arborer un sublime t-shirt à l'effigie de Bill Gates pour introduire un projet Xbox Live Arcade tout aussi nerveux. Sorte de Bionic Commando Rearmed aux hormones, Shadow Complex offrira un cocktail d'action bien bourrine en 2,5D dès cet été. On passera rapidement sur Joy Ride, un jeu de courses XLA qui aura surtout le grand mérite d'être distribué gratuitement, pour souligner la présence d'Alan Wake, enfin présenté au public dans une démo jouable. Proche des survival horror qui inondent déjà le marché, la mécanique de la lampe-torche incendiaire en plus, le titre de Remedy ne sortira pourtant qu'au printemps 2010, malgré le retard accumulé depuis l'annonce de son développement.

Les éditeurs-tiers n'étaient évidemment pas oubliés. Après une ouverture musicale sur The Beatles : Rock Band, en présence des deux membres du groupe encore disponibles, et des veuves Yoko Ono et Olivia Harrison, Microsoft faisait de nouveau appel à un invité de prestige en la personne de Tony Hawk, venu présenter cette année le périphérique en forme de skate pour Tony Hawk : Ride. Un autre titre Activision, l'impressionnant Modern Warfare 2, offrait un aperçu des séquences d'escalade et de motoneige au programme de la "vraie" suite du blockbuster Call of Duty 4. Succès critique de 2008, Left 4 Dead reviendra tronçonneuse au poing dans une suite toujours exclusive à la Xbox 360 sur consoles (17 novembre). Annoncé exclusif à la Xbox 360 de longue date, Splinter Cell Conviction rassurait le temps d'une démo jouable tous ceux qui avaient pris comme un crève-coeur l'annonce de son report et le retour à la case départ du développement ; Sam Fisher sera de retour cet automne pour venger sa fille, et, à en juger par l'enchaînement limpide entre cut-scenes et séquences in game, le retour aux affaires de l'espion promet. Après le coup de théâtre de 2008, Square Enix était également de retour avec Final Fantasy XIII, confirmé pour le printemps 2010 aux Etats-Unis. Le baiser de Judas revenait finalement à Hideo Kojima et Konami, qui avaient bravé la menace de la grippe A pour officialiser l'arrivée d'un Metal Gear Solid inédit sur Xbox 360 : Metal Gear Solid Rising. Et confirmer du même coup que le dernier bastion PlayStation avait fini par céder du côté des éditeurs-tiers. Seul Mass Effect 2 et de vraies exclus PC manquaient à l'appel des blockbusters désignés, en définitive.

La rafale Natal

Rassurantes en termes de jeu, les perspectives dessinées par Microsoft se voulaient également convaincantes du côté du Xbox Live. Le constructeur a décidé de renforcer son offre pluri-médias en offrant une refonte complète de son catalogue VOD. A compter de cet automne, et l'ouverture de Zune video, les joueurs pourront instantanément visionner des films haute-définition en 1080p sans attendre la fin du téléchargement. Le partenariat signé avec le distributeur de contenu Netflix permettra d'accroître grandement le catalogue de films sur le marché américain, sans passer par le PC. Leurs cousins britanniques pourront, eux, bénéficier de l'accord passé avec le réseau BSkyB pour visionner en direct ou à la demande les programmes de SkyTV, dont les matchs de cricket et de Premier League. Du côté de la musique, l'alliance avec Last.fm donnera accès à un choix étendu de morceaux en libre écoute sur Xbox 360. L'aspect communautaire n'est évidemment pas en reste, que cela concerne l'application Live Party, qui permettra de visionner un même film en même temps que sept de ses amis, et d'inviter les avatars respectifs à commenter la séance dans ce qui ressemble de très loin à une salle de cinéma virtuelle. Enfin, communauté rime forcément avec les deux monstres actuels des réseaux sociaux, facebook et twitter, qui seront accessibles dès cet automne sur Xbox 360. Comptes facebook et Gamertag seront même intimement liés ; l'option facebook Connect permettra même d'envoyer des mises à jour et des images directement à partir des jeux qui supporteront l'option, comme la prochaine version de Tiger Woods.

Rien ne manquait finalement au programme de cette conférence, pas même l'annonce d'un nouvel hardware susceptible de titiller la curiosité des grands médias et de marquer les esprits pour les jours, ou les mois, à venir. Le principe d'intégrer une caméra numérique n'a pourtant rien de nouveau, mais Microsoft se voulait pourtant confiant quant à l'avenir du "Projet Natal" et sa reconnaissance de mouvements, quitte à s'offrir les services de Steven Spielberg pour convaincre l'assistance. L'illustre réalisateur s'est dit particulièrement intéressé par les possibilités de l'objet ("ce projet ne réinvente pas la roue ; il n'y a plus de roue du tout"), présenté ensuite à l'aide d'un panel de jeux ; du sport avec Ricochet, de la peinture et des ombres chinoises avec Paint Party... Vous voyez, c'est une expérience corporelle intense, on ne se contente pas de secouer sa main, étalé sur son canapé, s'est rebellé le producteur Kudo Tsunoda (ex-EA Chicago), en charge des démonstrations. On attendra néanmoins un premier contact avec l'accessoire pour véritablement juger de sa fiabilité en termes de reconnaissance de mouvements. Le prophétique Peter Molyneux, qui avouait avoir reçu récemment les kits de développement au sein de Lionhead Studios, se disait déjà séduit, ce qui n'étonnera personne. Et le créateur de Fable de conclure la conférence sur la présentation de Milo, un projet d'ami virtuel dans la lignée de Seaman, réaliste et dérangeant à la fois... Aux dires de Molyneux, le petit garçon du jeu sera en mesure de s'adapter aux émotions du joueur et de faire preuve lui aussi de réactions humaines. Si tel est le cas, le Projet Natal semble en effet promis à un bel avenir. Mais en l'absence de preuves concrètes et d'infos factuelles sur la sortie de ce périphérique comme des jeux qui lui sont destinés, le wait and see est plus que jamais de rigueur. Ce fut sans doute la seule fois de la soirée.

Par La rédac

Source:GameKult

# Posté le lundi 20 juillet 2009 16:28

Conférence Nintendo E3 2009

Deuxième Partie de la Conférence


Attendu au tournant après un E3 2008 mémorable dans le mauvais sens du terme, Nintendo a rendu cette année une copie à la fois plus conséquente et réservant une bonne dose de surprises mais contenant aussi nombre de paraphrases, redites et autres formulations convenues.

Moins tourné vers le sacro-saint changement de paradigme et les chiffres qui submergeaient les dernières grandes messes de la compagnie, cette conférence - toujours un peu coincée entre deux registres et au déroulement assez chaotique - a néanmoins eu le mérite de rassurer un tant soit peu les joueurs de longue date à grands coups de valeurs sûres, tout en continuant de distiller des doses de lifestyle à destination des nouveaux arrivants potentiels.


Devenue très vite un emblème du Nintendo nouvelle génération avec ses compères Reggie Fils-Aime (président et COO de Nintendo of America) et Satoru Iwata (président de Nintendo), Cammie Dunaway (vice-président exécutive des ventes et du marketing de Nintendo of America) a eu l'honneur d'ouvrir le bal de cette seconde grosse conférence E3. Le temps d'un micro-laïus sur l'industrie, l'innovation et les surprises, elle a rapidement laissé à Bill Trinen, Product Marketing Manager, la charge de dévoiler New Super Mario Bros. Wii, jouable en solo mais présenté uniquement sous l'angle du multijoueur. Très proche de son homonyme DS en termes de réalisation, ce titre prévu pour les fêtes de Noël jouait clairement sur l'équilibre entre coopération et compétition que l'on trouvait déjà dans The Legend of Zelda : Four Swords Adventures, la lourde interface hardware en moins. Après cette mise en bouche plutôt agréable, l'inévitable Wii Fit Plus avec davantage d'activités, de mini-jeux et d'options et un Wii Sports Resort aux épreuves variées mais connu de longue date, ont ramené la dégustation à un niveau moins surprenant, une sorte d'entrée mêlant des plats tout prêts réchauffés à quelques ingrédients frais et faits maison.

L'enchaînement sur le Wii Motion Plus et ses trois titres vitrines d'éditeurs tiers (Red Steel 2, Tiger Woods PGA Tour 10, Virtua Tennis 2009) avant une parenthèse RPG culminant avec l'annonce d'un inattendu Golden Sun DS fut également assez étrange, à l'image de l'ensemble de l'évènement d'ailleurs. Des annonces de localisations plus ou moins évidentes comme Mario et Luigi : Bowser's Inside Story, Style Savvy ou Flipnotes Studio se sont ainsi retrouvées au milieu de titres internes survolés (Wario Ware D.I.Y., The Legend of Zelda : Spirit Tracks, le nouveau Mario Vs Donkey Kong : Mini's March Again !) et d'annonces externes plus "mineures" comme C.O.P. : The Recruit, James Patterson's Women's Murder Club : Games of Passion ou le partenariat avec Facebook pour la DSi. Le comble du bizarre a peut-être même été atteint par le président de Nintendo, Satoru Iwata, qui n'est apparu que pour un énième discours sur le fameux élargissement du public, conclu par une présentation très sommaire et floue du Wii Vitality Sensor, un accessoire touchant au domaine paramédical ressuscité de l'époque N64, quand il accompagnait un Tetris jamais sorti en dehors des frontières japonaises. Vu qu'aucun jeu ou logiciel n'a été annoncé pour l'accompagner, on cherche encore l'intérêt ludique de cette annonce...


Heureusement, la fin de la conférence s'est révélée indéniablement beaucoup plus intéressante grâce au retour de deux piliers éclipsant totalement, encore une fois, trois titres d'éditeurs tiers dévoilés depuis plus ou moins longtemps, à savoir The Conduit, Resident Evil : The Darkside Chronicles et Dead Space Extraction. Premier mastodonte de ce final, Super Mario Galaxy 2 a crée son petit effet parmi l'assistance, malgré l'absence notable de Shigeru Miyamoto et en dépit de son côté add-on en compagnie de Yoshi, les niveaux montrés laissant entrevoir des architectures de niveaux et des mécanismes de jeu vraiment intéressants. Mais la véritable surprise de la soirée, celle qui restera probablement dans tous les esprits, fut davantage la révélation de Metroid : Other M sur Wii, une collaboration entre la Team Ninja et Nintendo qui a visiblement donné naissance à un épisode en 3D très orienté action avec des alternances entre une vue à la première et à la troisième personne, ainsi que des passages où l'on semble évoluer sur deux dimensions uniquement. Un coup d'éclat indéniable avant un au revoir poli au public, à qui on aura resservi la vieille devise "Playing is believing" de circonstance. Compte tenu du nombre de titres annoncés présents sur le salon en plus de ceux montrés lors de la conférence, on peut effectivement s'attendre à trouver de quoi jouer, mais les choix de mise en avant des jeux opérés en une heure par Nintendo n'aidait pas tout le temps à faire confiance aux propos de ses représentants. Un bilan mitigé mais tout de même positif en comparaison de la prestation de 2008, en somme.

Par boulapoire

Source:[http://www.gamekult.com/articles/A0000076762/]GameKult
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# Posté le lundi 20 juillet 2009 16:35

Conférence Sony E3 2009

Deuxième Partie de la conférence
Troisième Partie de la Conférence

Sony avait promis du lourd pour sa conférence E3. Le constructeur japonais n'a pas déçu, quitte à s'appesantir sur chaque annonce de taille, quand ses deux autres concurrents semblaient expédier les affaires courantes en allant droit au but. Au final, une conférence de près de deux heures où le géant japonais a révélé la nouvelle PSP Go, "le secret le moins bien gardé de l'E3", mais aussi de vraies nouveautés que l'on n'attendait pas forcément : l'exclusivité d'un Final Fantasy XIV en ligne sur PS3, un nouveau jeu du studio de Grand Theft Auto IV en prime, sans oublier la démo technologique d'une Wiimote maison et la résurrection inespérée de Gran Turismo parmi les projets PSP. Une chose est sûre, Sony n'a pas envie de se laisser marcher sur les pieds.

Microsoft et Nintendo avaient choisi de tenir des conférences relativement succinctes et limpides pour cet E3 édition 2009 ; retour à un registre plus classique pour Sony, qui a appliqué la formule bulldozer des exercices précédents en multipliant les exposés de chiffres, les montages de trailers tous azimuts, sans oublier les démos in game parfois longuettes et les interventions plus ou moins réussies. Avec trois machines encore en lice dans la compétition, il semblait inéluctable de s'attarder un minimum. "2009 est la meilleure année pour la PlayStation", prophétise Jack Tretton, le PDG de Sony CE America, en ouverture de la conférence. Restait maintenant à le démontrer.

Le temps de rappeler sans ironie que les ventes de l'increvable PS2 ont surpassé celles des consoles HD en avril dernier aux Etats-Unis, Tretton pouvait claironner que la PS3 a atteint aujourd'hui la barre des 22 millions de consoles écoulées dans le monde. La machine de Sony accueillera près de 35 jeux exclusifs en 2009, à commencer par Uncharted 2 : Among Thieves et M.A.G., les deux jeux choisis pour ouvrir le bal des présentations. La suite du jeu de Naughty Dog, dont la bêta multi est officiellement lancée aujourd'hui, pouvait s'enorgueillir d'une démo solo in game techniquement impressionnante et rythmée. Difficile d'en dire autant pour le FPS massivement multijoueur de Zipper Interactive, même si le studio de SOCOM pensait bluffer l'assistance en dépêchant des équipes à Seattle et San Diego pour lancer une partie ; prévu pour l'automne 2009, le titre pourra accueillir jusqu'à 256 joueurs en ligne.

PSP à GoGo

Kaz Hirai, Président de Sony Computer Entertainment, en plaisante lui-même : l'annonce de la PSP Go était sans doute le "secret le moins bien gardé de l'E3". Après la fuite aussi malencontreuse que spectaculaire du week-end dernier, cette conférence E3 fut surtout l'occasion de présenter la bête, cette fois dans son écrin blanc, avant de donner davantage de détails. Le nouveau modèle coulissant de PSP, nom de code PSP-N1000, sera commercialisé le 1er octobre prochain aux Etats-Unis et en Europe, au prix annoncé de 249,99$ / ¤. Un tarif qui peut sembler un rien prohibitif pour un hardware daté de 2004, légèrement retouché certes. Pour rappel, la console se séparera de son lecteur UMD au profit de 16 Go de mémoire Flash intégrée, afin de gagner en poids comme en compacité. En conséquence, les jeux seront proposés à la fois en boutique et en téléchargement, pour s'adapter aux différents modèles en circulation. Les joueurs occidentaux seront même pour une fois privilégiés, puisque la console ne sera disponible qu'à partir du 1er novembre au pays du Soleil-Levant, pour 26.800 yens (200 ¤ env.). L'éditeur prévoit d'étoffer en parallèle l'offre de contenu vidéo sur le PlayStation Store via différents accords, même si l'effort devrait se concentrer sur le marché américain à l'évocation des différents partenaires (Showtime, G4, TNT). D'autres applications sont également annoncées, à l'instar du Media Go, conçu pour faciliter les interactions entre les PlayStation Store du PC et de la PSP, ou bien encore le SenseMe Channel, un logiciel qui se propose d'établir diverses playlists en fonction de vos habitudes d'écoute. Détail qui ne méritait pas de passer inaperçu, le constructeur a prévu de brader le prix des kits de développement à hauteur de 80% cette année, afin d'inciter les studios à ne pas quitter le navire PSP.

Pour accompagner le lancement de la PSP Go, Sony est allé jusqu'à promettre la sortie simultanée de Gran Turismo PSP, un titre dont l'annonce remonte tout de même à 2004. Kazunori Yamauchi de Polyphony Digital est même entré en scène pour assurer que cette version portable n'avait pas sombré dans les limbes de l'oubli. Coupable d'une trahison qui restera sans doute dans les annales du salon et des conférences Microsoft en particulier, Hideo Kojima était également de passage pour introduire un nouvel épisode portable de sa saga fétiche, Metal Gear Solid : Peace Walker. L'artiste avait beau sous-entendre qu'il ne s'agirait pas d'un spin-off mais du "chaînon manquant" entre Metal Gear Solid 3 et la genèse de Snake, difficile de ne pas y voir une manière de réutiliser le moteur de Portable Ops pour occuper l'espace médiatique et combler un catalogue PSP en décrépitude du côté des éditeurs-tiers. L'annonce d'un Resident Evil Portable en provenance de chez Capcom se voulait néanmoins rassurante, même si l'on ne sait rien d'un jeu qui pourrait, qui sait, surfer sur la vague des jeux coopératifs type Monster Hunter, le blockbuster qui a littéralement tiré la PSP d'affaire au Japon. Le tour d'horizon PSP pouvait se conclure sur un nouveau montage vidéo, où l'on distinguait pêle-mêle LittleBigPlanet et le prochain Jak and Daxter.

PS3 en force

Sony avait néanmoins réussi à préserver ses meilleures cartouches pour la PS3. A défaut de s'étendre sur les perspectives communautaires du PlayStation Network, quand Microsoft et même Nintendo pouvaient s'enorgueillir d'accords passés avec le tout puissant Facebook, le constructeur se contentait de rappeler que son service, gratuit, totalisait 24 millions d'utilisateurs dans le monde, dont 11 rien qu'aux Etats-Unis. Depuis son lancement à l'automne dernier, 6,5 millions de joueurs se sont également connectés au moins une fois au PlayStation Home. Sony entend néanmoins renouveler l'expérience 2.0 de LittleBigPlanet avec ModNation Racers, une sorte de Mario Kart entièrement personnalisable.

Plus globalement, rien ne suggérait l'annonce en exclusivité d'un nouveau titre du studio de GTA, Agent, et encore moins celle de Final Fantasy XIV, une nouvelle déclinaison MMORPG prévue pour 2010, la même année que Final Fantasy XIII. Il est encore trop tôt pour s'assurer que ces deux titres ne seront pas simplement des exclusivités temporaires - en tant que MMO, FF XIV est de toute façon déjà prévu sur PC -, mais on peut néanmoins parler de jolis coups à l'heure où Xbox 360 et PS3 sont au coude à coude. Le trio formé de The Last Guardian, nom officiel du troisième projet de la Team Ico, Gran Turismo 5 et God of War III pouvait conclure la conférence en apothéose, même si des trois, seul le retour de Kratos a une date de sortie confirmée... pour mars 2010. Une fois de plus, on ne verra pas le titre emblématique de Sony CE America sous les sapins de Noël.

Mauvaise inspiration ?

Seule véritable fausse note dans une conférence particulièrement dense : la présentation d'un nouvel accessoire pour PS3 pensé pour concurrencer la Wiimote de Nintendo. Des indics avaient vendu la mèche quelques heures avant la conférence ; pourtant, cette pseudo manette coiffée d'une boule lumineuse n'a pas attisé l'enthousiasme du public. Les créateurs de l'EyeToy avaient pourtant planché sur une multitude d'applications pour faire la démonstration de la reconnaissance de mouvements dans l'espace, en coordination avec la caméra numérique PlayStation Eye. Tennis, base-ball, tir à l'arc, sans oublier un passage en vue à la première personne pour une séance d'escrime, la démo technologique semblait malgré tout peu finalisée et donc peu probante. A l'instar du Project Natal de Microsoft, on en reste donc encore au stade des promesses. L'arrivée de ce périphérique est annoncée pour le printemps 2010, un laps de temps sans doute suffisant pour faire oublier la seule maladresse d'une conférence appliquée et en grande partie maîtrisée.

Par La rédac

Source: GameKult
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# Posté le lundi 20 juillet 2009 16:46

Utada Hikaru

Utada Hikaru
A seulement 22 ans, Utada Hikaru fait partie de ces artistes incontournables de la musique japonaise, c'est une des premières chanteuse à avoir démocratisé le style R&B auprès du public japonais. Grâce à une magnifique voix et à un style à la fois simple et si propre à elle même, elle arrive à se classer dans les plus grosses ventes de l'industrie musicale en écoulant son premier album à plus de 10 millions d'exemplaires ! Histoire d'une jeune fille destinée à changer à jamais la scène musicale japonaise...

Hikaru est née le 19 janvier 1983 à New York dans une famille de musiciens. Sa mère « Junko Utada » est une des plus grande chanteuse de Enka au Japon dans les années 1970, ayant remportées bons nombres de récompenses et de records de ventes sous le nom de « Keiko Fuji », son père « Teruzane Utada » (alias Skigg U) est producteur de musique. C'est donc dès sa naissance que Hikaru a été immergé dans le monde de la musique, assistant à chaque répétitions et enregistrements studio de ses parents, à chaque concert, à chaque interview... Une expérience qu'elle saura utiliser par la suite.

A 3 ans, elle prend des cours de chants et se met à apprendre le piano et la guitare, tout cela sous l'influence des parents voulant la poussée à faire de la musique, même si loin était l'idée pour elle de se lancer dans une carrière musicale. Elle commence aussi à s'ouvrir aux différents styles musicaux, des Beatles à Led Zeppelin en passant par Aaliyah et Edith Piaf, tout lui passent sous la main et cela se ressentira beaucoup dans son propre style musical.
Voyageant sans cesse entre New York et Tokyo, elle intégrera une école américaine au Japon pour apprendre la langue. C'est à partir de ce moment la que son fameux surnom "Hikki" fera son apparition, les élèves étranger ayant beaucoup de mal à prononcer son prénom Hikaru, elle décidera de le raccourcir.

C'est en 1990, à l'âge de 7 ans, qu'elle débute vraiment sa carrière avec le groupe U3 (Les 3 Utada) formé avec ses deux parents, la mère au chant et Hikki relégué au rang de choriste. L'unique album de cette formation, U3*STAR, sort en 1993 et ne remporte aucun succès. On notera que deux chansons de l'album ont étaient écrites par Hikaru, malgré son jeune âge. Après cet échec, « Utada Teruzane » décide de reformer le groupe en 1995 et U3 devient cubic U avec cette fois ci Hikaru comme chanteuse. Les singles s'enchaînent sans réels grands succès...
Sans perdre espoir, Hikki se lance dans une carrière solo en 1997 en réutilisant le nom de scène de Cubic U (Avec un C majuscule) et sort un album en 1998 aux États-unis, Precious, qui connais de bonne critiques mais, hélas, c'est encore une fois un échec total.

Avec toutes ses forces restantes et sous les conseils de Miyake Akira, producteur de Toshiba-Emi, elle se décide enfin à chanter en japonais et c'est le 20 octobre 1998 qu'elle se produira pour la première fois devant la presse nippone à la "Music Talks convention" en chantant Sukiyaki, une reprise du chanteur Sakamoto Kyu.

En fin d'année au Japon, le 9 décembre 1998 précisément, sort son premier single, Automatic. Ce style nouveau à tendance RnB fera un énorme boom au Japon, les deux version de ce single (8cm et 12 cm) se vendront à un nombre hallucinant de 2 063 000 copies! Cela s'avérera être le début d'une incroyable aventure pour la jeune Hikaru alors âgée de 15 ans. Seulement deux mois plus tard, elle enchaînera avec son second single Movin'on Without You qui dépassera lui aussi la barre des millions et viendra prendre sa place en haut de toutes les classements du pays.
Le premier album japonais, First Love, sort en mars 1999 et connait un succès fulgurant, le propulsant au top des chartes et hérite du titre de meilleur album du siècle avec près de 10 millions de copies vendues rien qu'au Japon, un record qui n'a toujours pas été battue...

En novembre 1999, Hikki sort son nouveau single, Addicted To you, et explose de nouveau les records avec 1 784 000 de copies vendues en seulement quelques heures, du jamais vu! A la suite de ces succès, elle recevra pas moins de 5 prix au Golden Disc Awards et héritera du titre de l'artiste asiatique ayant vendu le plus de disques dans le monde aux World Music Awards.

Août 2000, Hikki fait un malaise pendant un concert alors qu'elle venait juste d'annoncer sa première tournée Bohemian Summer. Les rumeurs présages un arrêt de sa carrière et les gens se demande si Toshiba-Emi ne l'a surmenage pas un peu trop. Fort heureusement, elle est rapidement rétablie est fin prête pour sa tournée.

Mars 2001 sera placé sous le signe de Distance, son second album, qui sort sous tous les regards des fans et avec un sacré défi à relevé. Finalement les ventes ne parviennent pas à battre son prédécesseur mais arrivent tout de même à le classer en haut des chartes pendant plusieurs semaines avec pas moins de 5,44 millions de copies vendues. Il faut dire que le style a évolué et est plus orienté pop, un sacré virage pour tous les fans. D'ailleurs, le disque gagnera le titre de meilleur album Pop de l'année au Golden Disc Award.

Le 25 juillet 2001 sortira son nouveau single Final Distance, un disque qui tiendra une place importante dans le c½ur d'Hikki, même encore aujourd'hui. En effet elle apprendra pendant l'enregistrement la mort de 8 enfants dans la prise d'otages d'une école au Japon, parmi eux se trouvait une jeune fan, Yamashita Reina, qui avait auparavant gagné une compétition avec un texte dont le thème était "Je veux devenir une chanteuse comme Utada". Touchée, Hikki décidera alors de dédier la chanson à l'écolière pour lui rendre hommage et nous offrira un tout nouveau style de video clip, sombre et très artistique, il sera dirigé par le réalisateur Kiriya Kazuaki.
Quatre mois plus tard, le single Traveling voit le jour et fait constater une véritable transformation d'Hikki chez les fans. Avec un style totalement nouveau et déjanté, tout comme son vidéo clip, elle offre un nouveau son à sa musique et nous prouve qu'elle à encore beaucoup de ressources, n'en plaise aux détracteurs.

Sa prochaine chanson, Hikari, sera choisie comme thème principale pour le jeu vidéo Kingdom Hearts édité par Square-Enix. La version en anglais de la chanson (Simple And Clean) présente sur le jeu aux Etats-Unis et en Europe fera réagir beaucoup de fans étrangers, qui découvre alors pour la première fois Utada par ce biais. Ils chercheront à se procurer ses précédents travaux et c'est à partir de ce moment la que le label Island Def Jam s'intéressera à elle et lui feront signé un contrat pour sortir un album américain.

S'en suivra une série de frayeurs pour les fans suite à l'hospitalisation d'Hikki sans même une seul explication. Encore une fois l'industrie présage l'arrêt définitif de la chanteuse et affole tout le monde. Un mois plus tard, Utada était bel est bien de retour, plus forte que jamais, et s'excusera auprès de ses fans et les rassurera sur son état de santé. Par la suite nous apprendront par la presse qu'il s'agissait d'une tumeur aux ovaires...

Le 19 juin 2002 sort enfin son troisième album, après plus d'un an d'attente! Intitulé Deep River, les réactions des fans ne se font pas attendre et les avis divergent. L'album est beaucoup plus mature et poétique que ses deux prédécesseurs et reflètent bien toutes les mésaventures qu'Hikaru a pus subir pendant ces dernières années, l'album n'en reste pas moins magnifique et le préféré de la plupart des fans. La pochette laisse de glace, tout comme les ventes qui n'arrives toujours pas à dépasser celles du premier album, elles n'en restent cependant que bonnes avec près de 4,2 millions d'albums vendus.

Le 6 septembre 2002, c'est le choque ! Utada Hikaru, âgée alors de 19 ans, se marie avec son photographe, Kiriya Kazuaki, qui à 15 ans de plus qu'elle! Hikki répond aux médias qu'elle veut vivre avec l'homme qu'elle aime et que c'est son souhait de se marier tôt. Elle confirme que cela n'affectera pas sa musique.

Elle sortira par la suite un nouveau single, Colors, dont les paroles ont étaient écrites pendant sa lune de miel en France. L'attente interminable d'un nouvel album japonais est insupportable pour les les fans, une attente qui se prolongera puisqu'elle annonce aussitôt la sortie du Single Collection Vol.1, un Best-Of qui fera son effet avec 3,4 millions de copies vendues et titre de meilleur album vendu au monde en 2004.
Au même moment elle annonce la sortie d'un nouveau single qui fera office de thème pour le film Casshern, réalisé par son marie. Pour la première fois le public découvre Hikaru derrière le piano avec cette ballade lente et plutôt sombre (tout comme le film).

Comme prévu depuis quelques années (2001), en septembre 2004 sort au Japon ( octobre aux USA) son premier album américain intitulé Exodus. L'album connaît un vrai flope au pays de l'oncle Sam mais dépasse le million d'exemplaire dans les vertes contrées du pays du soleil levant. Avec un tout nouveau style « formaté » US, seul quelques chansons arrivent à se détachées du lot et à nous surprendre tel qu'elles l'avaient fait au tout début avec First Love ou bien dans l'album Deep River. Même le physique d'UTADA (son nom de scène US) a changé et les fans commence à désespérer pour une éventuelle sortie d'un nouvel album japonais. Tout le monde craint la suite au cauchemar américain...

... Mais non! Heureusement pour tout le monde, Hikki annonce publiquement pour septembre 2005 la reprise de sa carrière japonaise avec l'annonce dans un de ses courrier d'un nouveau single nommée Be My Last qui fera partie de la bande original du film Haru No Yuki au Japon. Utada nous offre ici une merveilleuse ballade aux superbes instrumentales, avec un style musical dans la pure lignée de l'album Deep River et bien sûr, toujours une aussi fabuleuse voix qui gagne encore en technique. Malheureusement, ce dernier ne rencontrera pas le succès escompté auprès des japonais et s'écoulera à seulement 148 769 exemplaires (ce qui reste très bien quand même).

2 mois plus tard, Hikki signe un nouveau contrat avec Square-Enix et réédite l'expérience en composant pour le suite du célèbre jeu Kingdom Hearts et nous offre le sublime Passion! C'est un événement pour tous les fans, elle livre ici un arrangement très original et décalé nous prouvant une fois de plus que son univers et son inspiration sont toujours au rendez-vous, l'un des plus beau titre qu'elle puisse nous offrir depuis tout ce temps. Mais les ventes continues de baissés en magasin et à peine un peu plus de 100 000 exemplaires seront vendus. Paradoxalement à cela, le single atteindra des records de téléchargements (légaux!) et lancera la nouvelle mode d'achat en ligne numérique au Japon.

Alors que Toshiba-Emi commence le lancement de diverses rumeurs sur un éventuel nouvel album japonais, Hikki en profite pour sortir en février 2006 un nouveau single: Keep Tryin'. Plusieurs médias annonceront ce titre comme révolutionnaire dans l'industrie musicale, comportant des lyriques hyper stylisées et un arrangement parfait de la part d'Utada. Au final on retrouvera une chanson dans la pure lignée de traveling et un des meilleurs vidéo clip de la miss! Keep Tryin' ne révolutionne pas vraiment le genre certes, mais sera jugé comme la "meilleur vente 2006", non pas grâce aux ventes en magasins, qui resteront assez faibles, mais à Internet! Plus de 2 millions de téléchargements et 2 mois en tête des charts digitales offriront à Keep Tryin' un disque de platine et de nouveaux records en pagaille, de quoi confirmer la nouvelle tendance de la vente en ligne!

2006 sera définitivement placé sous le signe d'Utada Hikaru au Japon puisque cette année aura lieu la consécration de deux événements majeurs dans sa carrière, la sortie du nouvel album Ultra Blue et la nouvelle tournée tant attendue! Ultra Blue verra le jour en juin et malgré le fait que le score des préventes avait atteint un record sur les sites de ventes en ligne, l'album ne remportera pas vraiment le succès escompté. Avec seulement 884 621 albums vendus (ce qui est déjà en soit beaucoup pour n'importe quel autre artiste!), le nouveau son de la miss n'arrive malheureusement pas à égaler les ventes de ses anciens opus et passe de peu à côté des records qui lui sont dû. Pourtant, Ultra Blue est considéré par beaucoup de fans comme LE meilleur album d'Utada Hikaru et ce notamment grâce à ses nouvelles sonorités et arrangements inédits.
Mais 2006 sera surtout placé sous le nom de UTADA UNITED 2006, la fameuse nouvelle tournée nationale de la chanteuse! 22 dates, 11 villes, plus de deux mois de concerts... Cela faisait 6 ans que les japonais attendaient une telle chose (depuis le Bohemian Summer en 2000)! La fin d'année s'achèvera en douceur avec la sortie de Boku wa Kuma, un nouvel exercice de style pour Hikki puisque il s'agira d'une chanson pour enfant faisant office de générique pour l'émission Minna no Uta (émission pour enfant diffuser sur la chaîne NHK) et tout ce que l'on peut dire, c'est que la pari est réussi, les marmots sont comblés et on ne doute pas que cette courte chanson deviendra culte à l'avenir.

2007 s'annoncera quant à lui plein de surprises, notamment avec la sortie d'un nouveau single pour février sous le nom de Flavor Of Life. La version ballade de cette nouvelle chanson est utilisée comme thème musicale pour la seconde saison du très populaire drama Hana Yori Dango et avant même sa sortie, la chanson atteint la 1ère place des charts mobiles et pulvérise littéralement le record historique avec plus de 10 000 000 de téléchargements ! La sortie du single en magasin fera aussi sa part du buzz puisque les fans voit en celle ci la remontée fulgurante d'Utada Hikaru au Japon en terme de popularité. En effet le single s'écoulera à plus de 400 000 exemplaires en seulement deux semaines pour atteindre un score final digne de ses anciens records, environ 720 000!
Une mauvaise nouvelle viendra cependant assombrir la carrière de la chanteuse début mars puisqu'elle annoncera officiellement le divorce avec son mari Kazuaki Kiriya. Elle justifiera cet acte au fait qu'il n'y avait plus du tout de communication dans le couple dû aux différentes activités et styles de vie différents des 2 personnes, à tel point qu'ils n'arrivaient plus à imaginer un futur ensemble. Cependant elle précise qu'elle est heureuse de l'avoir rencontré et qu'il resteront toujours amis. Kazuaki Kiriya écrira aussi quelques lignes dans la presse en avouant les mêmes sentiments et en ajoutant qu'il sera toujours la pour la conseiller et la soutenir.

Tout ces événement n'entraveront en rien le travail d'Utada Hikaru. puisqu'elle enchaine 6 mois plus tard avec un nouveau single, Beautiful World / Kiss & Cry. La première chanson servira quand même de thème au nouveau film issus de la mythique saga anime : Evangelion Shin Geikjouban: Jo ! Malgré cela, le succès ne sera pas fulgurant comme l'avait été Flavor Of Life quelques mois auparavant, avec seulement plus de 200 000 ventes (mais quand même plus de 10 semaines dans les charts), ce qui reste un chiffre très moyen pour la miss.

Début 2008, le site officiel dévoile enfin ce que tous les fans attendaient depuis longtemps, la sortie du nouvel album japonais : HEART STATION ! Mais avant cela, un nouveau single verra le jour, à peine 1 mois avant la sortie de ce nouvel album, il portera d'ailleurs le même nom, HEART STATION / Stay Gold. Une décision vivement contestée par les fans et assez incomprise venant de la part d'Emi-Music. À seulement 1 mois d'intervalle, sortir deux produits qui portent le même nom porte vraiment à confusion et même si ce nouveau single est d'excellente qualité, il n'en est pas moins que toutes les chansons sont présentes sur le nouvel album, de quoi en dissuader plus d'un avec si peu de temps entre les sorties. Tout cela se fera bien sûr ressentir sur les ventes du single qui ne dépasseront même pas les 100 000 exemplaires...

Concernant la suite? On sait actuellement que la chanteuse travaille sur un nouvel album américain et qu'elle y consacre d'ailleurs désormais tout son temps. Une décision qui on l'espère, s'avérera cette fois payante. Seul l'avenir nous dira ce qu'il en ressortira...

Vous l'aurez compris, Utada Hikaru n'est pas une artiste comme les autres et elle se démarque facilement du marché actuel grâce à son style musical et à sa personnalité simple. Connue à la base pour ses compositions R&B puis plus tirées vers la pop, elle ne veut cependant pas être une artiste cataloguée et préfère que sa musique soit associée à son nom plutôt qu'à un style musical. Dommage que « l'appât » de l'oncle Sam lui soit monter à la tête pendant un moment. Que nous réserve la suite?
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# Posté le dimanche 19 juillet 2009 11:47

Interview Utada Hikaru

Interview Utada Hikaru
Vous pouvez ne pas connaître le nom, Utada, mais bientôt elle ne vous sera plus inconnu. Née dans une famille de musicien, Hikaru Utada a écrit et enregistré sa première chanson avant qu'elle entre au collège. Avant qu'elle finisse le collège, elle avait déjà signé son premier contrat d'enregistrement. Dans le passé, il y a 10 ans, elle a vendu plus de 52 millions de disque au Japon. Le nouveau Single de Utada, "Come Back To Me", est lancé sur les radios de pop le 9 Février, et son album de début "Island Def Jam" est prévu pour sortir au Etats-Unis au mois de mars. Est-ce que la diva de pop âgée de 26ans va réaliser une prestation égale à son succès japonais ?

Après avoir discuté avec Utada au téléphone, je pense parier pour elle.

Mike Parker – Il y a un vieux dicton qui dit, "Rien ne réussit comme le succès". Vous êtes super connu au Japon. Pourquoi s'ennuyer à essayer de percer sur le marché Américain ?


Utada Hikaru
– C'est quelque chose de nouveau avec du défit et du fun. Je ne veux pas me cantonner à une seule place et me sentir comme s'il n'y avait plus rien à accomplir. Je ne veux pas m'accrocher dans une position irréelle que le succès peut engendrer. Je devrais plutôt être entrain de gravir des montagnes que de m'assoir au sommet de l'une d'entre elle.

Parker – Vous venez d'une famille de musicien. A qu'elle point cela a t-il influencé votre choix de poursuivre une carrière dans la musique.

Utada – Quand j'étais enfant j'ai vraiment voulu éviter de choisir cette voie. En regardant mes parents, j'ai réalisé très jeune que la musique était une carrière instable. Je pense que ma mère voulait que je devienne une musicienne, alors je ne suis pas sûr que j'aie eu le choix (rires). J'ai le choix aujourd'hui, bien sûr, et je suis heureuse d'être musicienne.

Parker – Quelle sorte de formation vos parents vous ont données en tant que musicien ?

Utada – Je n'ai pas eu de formation musicale pendant que j'ai grandit. Ma formation est venue juste en vivant avec des musiciens. J'étais fille unique, donc j'étais fréquemment avec ma mère quand elle voyageait, se produisait et dans les studios d'enregistrement. Je me souviens après l'école quand j'étais en 1ère ou 2ème année à l'école primaire, je devais allez directement au studio et je faisais mes devoirs là-bas. J'étais déjà entrain de vivre comme un musicien. J'ai tout appris en regardant.

Parker – Est-ce que vos parents vous ont donné des conseils de la façon d'être un musicien dont vous avez trouvé être indispensable ?


Utada – Je ne crois pas, non. Pas de conseil direct. J'ai pratiquement juste regardé et appris d'eux. Ils m'ont vraiment laissé grandir à ma façon. Ils ne m'ont jamais fait prendre de classes spécifiques ou de leçons. Ils attendaient de voir où mon intérêt se portait et puis ils m'ont aidés à trouver les ressources que j'avais besoin pour exceller dans cela.

Parker – Vous étiez née et élevée dans Manhattan. Pourquoi est-ce que vous avez décidé de poursuivre votre carrière de pop music au Japon ?

Utada – Ce n'était pas un choix consciencieux de ma part. Ce n'était pas important pour moi, c'est juste arrivé de cette façon. J'ai réalisé un album en Anglais quand j'entrais dans l'adolescence, mais il y avait certaines complications au Label et ce n'est jamais sorti. Mais EMI Japan a écouté ça et quand ils ont réalisé que j'étais Japonaise, ils m'ont encouragée à faire un album en Japonais. Les Choses ont commencé à partir de là.

Parker – A 26 ans, vous avez déjà eu une carrière qui de loin éclipse la plupart des artistes produits. Y-a-t-il des défis dont vous recherchez encore à faire face ?

Utada – Je suis excité par les choses de tous les jours, comme cuisiner, ou m'assurant que ma pièce est humidifié. Juste la vie journalière. Les petites choses m'excitent.

Parker – En plus d'être une artiste qui se produit, vous écrivez aussi votre propre musique et vous avez eu un grand rôle dans la production. Quel est votre parti préférée dans le processus de créativité ?

Utada – Je ne peux pas rogner le processus en petits morceaux. C'est tout un processus pour moi. Je ne peux pas faire une autopsie et enlever une partie. La Créativité est un organisme pour moi et j'adore le processus en entier.


Source: Oredoweb

# Posté le dimanche 19 juillet 2009 11:56

Voyage aux Confins de l'Univers

Voyage aux Confins de l'Univers
France 5 - Dimanche 28 Juin 2009 - 16:35

Durée : 01:25

Documentaire de 85' réalisé par Yavar Abbas et coproduit par France5 / Pioneer. 2006.

"Embarquement pour l'exploration d'un monde où se côtoient les phénomène les plus violents comme les collisions d'étoiles, des orages d'une dimension inouïe qui se déchaînent sur certaines planètes ou des spectacles les plus majestueux et les plus paisibles comme des nébuleuses. Le voyage commence sur la Terre puis nous décollons en direction de la Lune, le point le plus éloigné que l'homme n'ait jamais atteint. Nous survolons Vénus et Mercure et nous attardons près du Soleil... Si cela était possible, un voyage en avion durerait vingt ans ! Nous faisons également des étapes sur les autres planètes : Mars, parsemée de volcans énormes : la géante Jupiter entourée de 61 satellites, et Uranus, Neptune et Pluton, les plus éloignées du Soleil. Nous quittons ensuite le système solaire pour partir à la découverte du monde des exoplanètes qui gravitent autour d'une autre toil que le Soleil. Tout au long du voyage, nous croiseront des sondes toujours en orbitre, comme Cassini ou Voyager, et rencontrerons des comètes, des astéroïdes et surtout les trous noirs, ces phénomènes qui posent encore de nombreuses questions aux astrophysiciens, astres d'une telle densité qu'ils aspirent tout ce qui les entoure, y compris la lumière..."

Lien pour regarder l'émission: Dailymotion, Emission découpée en 5 parties.
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# Posté le dimanche 19 juillet 2009 11:05

Misstigri

Misstigri
1 - Quelles études/formations as tu suivies ? parcours universitaire ou autodidacte ?
J'ai eu la chance de savoir dans quel domaine je voulais m'épanouir, dès le lycée. Après un Bac F12 (arts appliqués) et un BTS en architecture intérieure, j'ai fini mon cursus aux beaux arts de rennes en section design.

2 - Qu'est ce qui t'a amené à faire de la création ? A quel moment cela a pris une place primordiale pour toi ?
Et bien, mon sang, mes trippes, mon âme, tout en moi sait depuis toujours ;o))))

3 - Comment abordes tu une création ? quelle est la "technique" que tu affectionnes le plus ? Combien de temps mets tu en moyenne pour réaliser une création ?
Ma façon de travailler est différente suivant la nature de la création. Mon boulot de graphiste est régit par le timing toujours très serré, les goûts et les contraintes des clients, alors qu'en illustrations ou en peinture, je me sens beaucoup plus libre et je fonctionne au feeling. C'est très souvent des images, des ambiances qui me viennent comme des flash. Je me laisse guidée par mon crayon. Croquis, scan, essai de couleur, reproduction sur toile du dessin et mise en couleur. Je ne sais absolument pas combien de temps je met pour faire les choses. Je suis assez rapide mais je ne fais jamais attention au temps. J'ai toujours 4 ou 5 projets differents en même temps (une toile, une illustration, une carte de visite, un flyer...)

4 - Tu bosses dans une agence ? en free ? dans un collectif ? pourquoi ?
Je bosse en free lance et avec mon homme qui me complète parfaitement. Je ne pourrais jamais travailler en tant que salariée. Je sais que je suis très privilégiée, et la liberté que j'ai n'a pas de prix.

5 - Tu aimes particulièrement la peinture, pourquoi ce choix et que cherches tu à exprimer en général ?
Tout et rien, j'aime les émotions, les couleurs, les vêtements, la déco... Et la peinture me permet de jouer avec tout ça en même temps.

6 - Quel genre de travail préfères tu ?
Peindre mes toiles, le soir dans mon salon.

7 - Qu'est ce qui te fait rêver ?
Mon homme, mon fils, mes amis et les belles surprises de la vie.

8 - A quoi ressemble une journée de "Misstigri" ?
Elles sont un peu chaotiques mes journées. Toujours du mal à être matinale et comme mon fils se reveille suffisamment tard (9h30/10h), ça me va très bien pour l'instant )))) 8 heures passées à ma boutique ou en dehors (RDV, achat de materiel, documentation...) à dessiner ou travailler sur ordi, sans réelle organisation (au jour le jour) et le soir je peind ou je bosse sur d'autres projets chez moi. Donc je me couche encore un peu trop tard (1h/2h du mat)

9 - Quelle(s) musique(s) te font tripper en ce moment ?
Je n'ecoute pas enormement de musique par moi-même. Mais j'aime beaucoup la chanson française (olivia ruiz, les elles, pauline croze, camille, sansévérino, les têtes raides, la tordue...) les grands standards (gainsbourg, nougaro, brel, barbara, jeanne moreau....), un peu de reggae, un peu de jazz (lisa ekdhal.....). Et en ce moment plus particulierement, amy whinehouse, vanessa paradis, renan luce.....Légèrement "mamie" quoi ;o)))))

10 - Quels artistes t'inspirent le plus ?
Klimt, Miyazaki, Mucha, Ernest Pignon Ernest, Miss Van et plein d'autres choses aussi.....tout le temps....partout....

11 - "La vie sans création", cela voudrait dire quoi pour toi ?
La mort !

12 - Quels conseils donnerais tu à des artistes qui démarrent ou qui voudrait suivre cette voie ?
Avoir envie plus que tout. On ne peut pas faire ce metier par dépit, par appat du gain ou parce qu'on aime bien gribouiller un peu. Justement, je crois qu'on ne doit pas se poser la question, c'est évident ou pas.Se montrer le plus possible partout (expo, net, flyers, stickers), être à l'ecoute des retours positifs ou pas. Se remettre en question tout le temps, ne jamais s'endormir sur des "recettes", on s'oublie vite sinon et on ne prends plus de plaisir, et c'est je crois le seul moteur vraiment efficace.

13 - Un dernier mot que tu voudrais partager ?
Ne jamais regretter, toujours rebondir...

Site de Misstigri

# Posté le samedi 11 juillet 2009 16:52

Modifié le samedi 11 juillet 2009 17:19

LostFish

LostFish
Tout d'abord, peux-tu te présenter pour nos lecteurs?
Bonjour, je suis Elodie, plus connue sous le nom de LostFish, je suis illustratrice depuis bientôt 2 petites années!


Comment en es-tu venue à faire ce métier d'illustratrice ? Est-ce une vocation ? Un hasard ?
Les deux en fait! J'ai pensé en faire mon métier assez tôt, mais à ce moment là, la France n'etait pas encore très ouverte au monde de l'illustration pure, contrairement au Japon par exemple, donc j'ai fait mon petit bout de chemin en conventions (comme Cartoonist, Japan Expo, etc...), avec de l'autoproduction... Et c'est par hasard, quand je ne m'y attendais plus, que les propositions sont arrivées d'elles-mêmes! J'ai commencé par du character design pour différents projets animation et jeunesse, les illustrations du CD de Manu, et puis la trés jolie rencontre de Barbara Canepa grâce à qui j'ai compris beaucoup de choses sur ce métier assez vaste! Cette année je me suis surtout consacrée aux expositions, par choix, mais d'autres projets sont déjà en ébullition dans ma tête!


As-tu suivi une formation artistique ?
Non, je suis autodidacte, j'ai fait une terminale littéraire / arts plastiques, mais comme on le sait, arts plastiques et illustration ne s'entendent pas toujours bien! ahah!


Peux-tu nous parler de ton métier ?

Liberté et enchaînement, c'est un métier fabuleux auquel il faut se consacrer à 100%. Il permet de faire ce que l'on aime faire, de rencontrer des personnes fantastiques, de bouger souvent, notre métier devient notre vie, mais le contraire marche aussi! En ce moment mon métier c'est de faire des expositions, j'ai un thème et une deadline, à partir de là je dois me plonger à 100% dans ce thème, faire mes illustrations (sur mon ordinateur, vu que je suis une “artiste numérique”), les faire imprimer, les envoyer à la galerie, et admirer le résultat ;)
En ce moment vous pouvez me voir à la Strychnin Gallery de Berlin, pour l'exposition Whaleless, je tiens à en parler car c'est une “green art exhibition”, une exposition qui a pour but d'ouvrir les yeux au monde sur le massacre des baleines et autres mammifères marins, une partie des ventes sera reversée à un organisme pour la protection des géants des mers... Mon métier me permet aussi d'agir à mon niveau pour les causes que je soutiens!
Et ce que j'aime par dessus tout, c'est que je ne sais pas encore ce que sera mon métier demain, tant le sujet est vaste!


Et le dessin... c'est inné ?
Encore une fois, oui et non, je suis autodidacte, et je dessine depuis que j'ai la force de tenir un crayon entre mes doigts!
Mais il faut beaucoup travailler pour acquérir une technique, j'ai développé la mienne seule, en essayant beaucoup de choses, dessin traditionnel, peinture et finalement divers programmes numériques. Mais aussi en observant avec attention chaque petites choses du monde autour de nous, aussi bien les techniques des artistes classiques que les visages des gens dans la rue, leurs expressions, leurs émotions... Je pense que ce qui fait un dessin, c'est l'âme que l'on met dedans...


Comment en viens-tu à créer ?

Généralement je pense à un thème, une chanson qui m'inspire, une jolie phrase lue dans un livre, ou encore un sentiment que je dois faire sortir d'une façon ou d'une autre. Parfois aussi, un rêve me reveille dans la nuit, et je cours dessiner ce qu'il m'a inspiré. A partir de là, mon ordinateur devient mon meilleur et mon seul ami, je dois rester seule avec lui pendant parfois plusieurs centaines d'heures, et oubliant parfois aussi de manger et de dormir ;)


Comment définirais-tu ton style artistique ?

Comme beaucoup j'ai été classée tout d'abord dans le “manga”, ce que j'ai toujours trouvé étrange, car je ne me sens pas très proche de cet univers, le mot gothic lolita revient souvent aussi, mais je crois avoir trouvé ma place dans la mouvance “lowbrow”. Ce style est une sorte de pot-pourri qui regroupe tout ce que j'aime, univers décalés, érotisme soft, enfance étrange et torturée, pour ma part j'essaye de faire ressortir des sentiments que chacun peut interpreter à sa façon. Mes illustrations restes assez simples, car je me concentre surtout sur les personnages, des personnages statiques, presque rigides, toujours en retenue. La femme enfant / femme objet, qui essaye de cacher naïvement son mal-être, c'est peut être ça qui définit mon style!


Quelles sont tes sources d'inspiration ?

Elles sont assez diverses, comme j'en parlais plus haut, je suis très inspirée par les artistes classiques, en premières places, Ingres et Bosch, mais tous les autres Primitifs Flammands et portraitistes du XIXe sont aussi dans mon coeur... et l'art du XIXe en général, tout particulièrement l'art post mortem très largement représenté à cette époque. Les symboles religieux et la décoration victorienne m'entourent chaque jour, j'essaye toujours de trouver des objets qui peuvent m'inspirer, de créer un univers de travail qui me ressemble. J'aime aussi trouver la beauté chez des personnes qui on longtemps été appelées “freaks”, une beauté étrange mais tellement plus “intrigante” que la perfection. Les poupées aussi font partie de mes sources d'inspirations, elle représentent à la perfection la femme enfant statique dont je parlais plus haut. A mille kilomètre de l'art victorien, l'esthétisme fétichiste me donne toujours des petits frissons, et mon âme punk romantique ajoute toujours une petite touche trash à mon travail, que je le veuille ou non! La musique m'inspire beaucoup aussi, car elle fait surgir nos sentiments cachés, la musique est indispensable à la créativité pour cette raison, Cure, radiohead et Blonde Redhead passent souvent en boucle quand je travaille. Biensûr, j'admire énormément d'artistes modernes, comme Mark Ryden, Ray Caezar, Michael Hussar, Trevor Brown, Elizabeth McGrath, Nicoletta Ceccoli, mais j'essaye toujours de ne pas trop m'inspirer d'eux!


Quelles sont les méthodes que tu utilises en général pour créer ?

Je travaille à l'envers par rapport aux illustrateurs “normaux”, je ne fais pas de crayonnés, le dessin final né du chaos le pus total! Je travaille avec Painter, un programme souvent qualifié de trop compliqué et “abstrait”, peut être nous ressemblons nous! Tout d'abord, je pose les couleurs en à plat, le visage, et les grands traits du corps et des vêtements, souvent mes personnages on 3, 4 ou 5 bras au depart, je sélectionne à la fin les membres les plus interessants. Le travail d'illustrateur commence alors, je pose les ombres, les traits, les détails, et petit à petit tout devient net. Comme je n'utilise pas de “calques” (ceux qui utilisent Photoshop comprendront), je travaille comme un peintre sur sa toile, toutes les couleurs se mélangent sur la même surface.


Quels sont les artistes qui t'ont inspiré ou que tu admires ?
J'ai déjà parlé longuement de mes inspirations, donc je peux dire que l'artiste la plus importante pour moi est Barbara Canepa, car c'est une artiste entière, qui sait ce qu'elle veut, et elle est la personne la plus motivante que je connaisse, son énergie est communicative!


As-tu des projets artistiques en vue ?
Biensûr, mais je préfère attendre un peu pour en parler en détails, tout ce que je peux dire, c'est que je ne tiens pas à rester accrochée aux murs pour toujours!


As-tu prévu des partenariats avec d'autres illustrateurs ?
Pas vraiment, mais on peut dire que les expositions collectives sont des partenariats, donc en plus de Whaleless à Berlin, vous pourrais me voir à Paris à la Toast Gallery à partir du 18 avril pour l'exposition présentée par June Leeloo : “My Doll”, une exposition assez imposante avec de nombreux artistes “Lowbrow” (entre autres: Lilidoll, Matteo De Longis, Zoe Lacchei, Anna Merli, ...). Une autre expo importante est prévue à la fin de l'année au Cabinet des Curieux, avec d'autres artistes et amis, une jolie collaboration en vue!
J'ai aussi fait des petites choses amusantes en pixel art pour le site de Sky Doll qui sera bientot online!

Sur le web et en dehors du web, où peut-on voir ton travail ?
Toutes les informations passent par mon blog, sinon vous pouvez voir mes travaux en librairies, des affiches aux éditions Bruno Graff, et mon hommage à Sky Doll dans le dernier collectif Sky Doll Lacrima Christi Collection aux éditions Soleil, et donc sur les murs de quelques galeries! (pour les interessés, les pièces sont d'ailleurs aussi en vente online sur les sites des galeries!)

http://blog.lostfish.fr
http://www.lostfish.fr
http://www.myspace.com/_lostfish_

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# Posté le samedi 11 juillet 2009 16:21

Modifié le samedi 11 juillet 2009 17:01

Barbara Canepa

Barbara Canepa
Biographie de Barbara Canepa:

Née le 19 janvier 1969 à Gênes.
Après l'université d'Architecture, elle travaille en tant que dessinatrice publicitaire et comme illustratrice.
En 1996, elle commence sa collaboration avec la Walt Disney Company.
Elle participe à différents projets créatifs comme illustratrice, dessinatrice et character designer.
Avec Alessandro Barbucci, ils créent en 1997 le nouveau magazine W.I.T.C.H. Ils participent à la rédaction du projet, ils créent les personnages, le background, les chartes graphiques d'un projet qui remporte depuis avril 2001 un énorme succès international.
Actuellement W.I.T.C.H. est le 4ème magazine le plus vendu au monde (plus de 50 millions d'exemplaires), publié et primé dans de nombreux pays.
Alessandro Barbucci et Barbara Canepa sont également les concepteurs graphiques de la série MONSTER ALLERGY, une bande dessinée pour enfants sortie en mars 2003 par les Editions Soleil en France, par Carlsen en Allemagne en 2003 et actuellement par Egmont. En 2004, naît le mensuel éponyme pour la Walt Disney Company.
Depuis janvier 2006, la série est sortie en dessins animés TV, produits par Rainbow, Futurikon et Disney Channel. Achetée en 2005 par Warner Bros pour l'Amérique, elle est diffusée sur Cartoon Network et M6.
Monster Allergy est le premier dessin animé européen acheté par Warner.
Depuis 1997, ils travaillent à la saga de science-fiction SKY DOLL, publiée en France par les éditions Soleil, en Italie, Espagne, Portugal, Allemagne, Grèce, Serbie, Russie... au total, dans plus de 12 pays.
Appréciée par la critique et le public, elle a été récompensée de nombreuses fois ces dernières années comme meilleure série de l'année, meilleures couleurs et dessins dans toute l'Europe.


Interview de Barbara Canepa et Alessandro Barbucci:


ActuSF : Parlons tout d'abord de Sky Doll. Ce mois-ci sort Sky Doll Lacrima Christi, avec plusieurs récits. Comment est né ce projet ?
Barbara Canepa
: Il est né il y a trois ans. D'abord, d'une envie de collaborer avec des amis et des artistes qu'Alessandro et moi aimions et admirions beaucoup. Voir notre univers interprété par d'autres « cerveaux » était assurément une expérience à mener !
Par ailleurs, il y a avait quelques points en suspens sur la véritable histoire, à cause de notre rythme de parution ; effectivement, nous risquions de ne jamais arriver à faire évoluer certains personnages, ou certains événements, même antérieurs. Alors, sur ce prétexte, pourquoi ne pas greffer un collectif à ce projet ?
Enfin, j'ajouterai une volonté d'expérimenter, à la fois sur les plans graphique ou artistique. Que ce soit Alexandre ou moi, malheureusement, nous sommes restés prisonniers d'un style « suranné » : aujourd'hui, Sky Doll a déjà 11 ans.
Nous, en revanche, nous avons évolué. Nous avons expérimenté beaucoup de choses cette année. Aujourd'hui, la série Sky Doll, au niveau des couleurs et des dessins, ressemble beaucoup plus aux projets collectifs que vous pouvez admirer. Et tout ceci s'inscrit dans une réflexion qui nous amène à retravailler le style de la série principale au niveau du tome 4... Vous observerez certainement des changements sur ce prochain livre. Nous voudrions recréer la même surprise qu'avaient eue les lecteurs en 2000.

Alessandro Barbucci : Rien à ajouter. Ces collectifs sont une vraie « drogue », nous avons déjà un tas d'idées pour les trois prochains ! Mais nous nous efforçons de les mettre de côté pour nous concentrer sur la série principale.

ActuSF : Comment avez-vous recruté les dessinateurs ?
B.C. : Sur le premier, c'étaient tous des amis. Donc, le choix était simple. Certains étaient issus de la BD, d'autres de l'animation. Et pour le second... aussi ! Ah ah ah ! Et personnellement, je suis fan de la majeure partie de ceux à qui je l'ai proposé.
Sur Lacrima Christi, l'éditeur et les artistes qui ont participé à cette aventure sont vraiment satisfaits de la version définitive du livre. Au niveau graphique et narratif, je le préfère même au premier tome.

A.B. : Nous cherchons à donner un sens à la sélection de façon à ce que les livres, bien qu'ils soient hétérogènes, restent cohérents, qu'il y ait un « esprit commun » entre toutes les histoires. Le premier, Spaceship, était plus « avant-gardiste » et empruntait beaucoup au Japon. Pour le second, Lacrima Christi, nous voulions une touche plus artistique, nous voulions voir les coups de pinceaux. Le thème du livre est très religieux, quasi morbide. Pour tout cela, nous souhaitions qu'au nout du compte, il en ressorte une impression de fresque.

ActuSF : Est-ce que c'est plaisant de confier ses personnages à d'autres dessinateurs ? Êtes-vous surpris de la manière dont ils voient les héros de Sky Doll ?
B.C. : Très. C'est une expérience qui élargit les perspectives et qui nous apprend à accepter d'autres concepts visuels. D'autres idées. C'est loin d'être évident, la première fois... parce que, depuis vingt ans, je suis habituée à travailler avec Alessandro et que j'ai un feeling particulier avec lui. C'était étrange de découvrir, alors que j'imaginais moi aussi les scènes, un résultat qui était complètement décalé. En fait, les planches définitives n'ont quasiment jamais été comme je les avais imaginées. J'ai donc appris à les considérer avec un nouveau regard, et surtout, à les accepter ! Ah, ah, ah ! C'est certainement une expérience intéressante, que je veux continuer à mener avec d'autres projets, même si je sais qu'il est difficile de travailler avec moi, étant donné que je suis très exigeante... Alors, plus encore, je suis aujourd'hui ravie de l'effort qu'ont fait tous ces auteurs, pour nous faire plaisir... Un cadeau. Comme de vrais amis. Je leur en serai toujours reconnaissante.

A.B. : Oui, ce n'est pas évident seulement scénariste. En tant qu'auteurs, nous avons la mauvaise habitude d'imaginer déjà le résultat définitif. Évidemment, l'interprétation de l'artiste invité est toujours personnelle et souvent éloignée de notre idée. Dans tous les cas, c'est toujours une jolie surprise. Seulement, lorsque nous nous rendons compte que le scénario a été mal compris, nous nous permettons de suggérer quelques modifications, afin que le lecteur puisse avoir la meilleure narration !

ActuSF : Y a-t-il une histoire qui vous a particulièrement interpellés dans ce collectif ?
B.C. : Toutes les trois en vérité ! Avec Khaled, je voulais imaginer une histoire qui contiendrait une prière en filigrane : le texte aurait raconté une chose et les images en auraient raconté une autre, absolument contradictoire avec ce qu'on pouvait lire...
Khaled a vraiment réalisé des pages incroyables.
L'histoire de Fernandez a été divertissante, parce que je voulais m'essayer à un récit « érotique » et fort. Dénoncer un certain genre de télévision, aujourd'hui à mon goût trop dilué un peu partout... Enrique est issu du monde de la jeunesse et de l'animation ! En définitive, même pour lui, cela a été une belle aventure que d'illustrer quelque chose de plus adulte. Nous avons beaucoup ri.
Enfin, l'histoire à quatre mains avec Alessandro : même si c'est lui qui a écrit la trame narrative, l'idée est de nous deux et gravite autour de la fable d'Alice au pays des merveilles, de L. Carroll. Nous avons expérimenté beaucoup de choses au niveau du graphisme et des couleurs, car en plus d'écrire, je suis aussi coloriste et designer...
Cela n'a pas été simple de l'écrire. Nous avons recommencé trois fois. Nous voulions une histoire érotique, pop et surréaliste... Et huit pages, c'est très peu pour suggérer cette empreinte-là. Finalement, c'est quand même l'histoire qui me plaît le plus. Alessandro est incontestablement un maître, un grand innovateur.

A.B. : Je tiens énormément à toutes les histoires que j'écris. Quand bien même il y a un tas de défauts dans ma façon d'écrire, l'engagement est toujours maximal pour qu'il y ait le plus d'émotion possible. Je dois avouer que l'histoire d'Enrique, écrite par Barbara, est une de celles que je préfère, pour son contraste fort entre drame et humour.

ActuSF : Comment vous voyez le positionnement de Sky Doll Lacrima Christi ? C'est un complément à la série principale ?
B.C. : Absolument pas. Il fait corps avec la série. Et il explique des événements déjà arrivés ainsi que certaines connexions entre les personnages principaux. Il faut avoir lu Sky Doll, pour rentrer dedans à 100%, c'est évident. Pris indépendamment, ils sont compréhensibles, mais le lecteur perdrait une bonne partie des références et de l'univers de Sky Doll, qui est un peu un univers à la Star Wars.

A.B. : En fait, il faut toutes se les offrir ! ;-)

ActuSF : Parlons un peu de la série principale. Est-ce que vous travaillez sur un quatrième tome ?
B.C.
: Oui ! Enfin. Nous l'avons commencé. Il se déroulera sur une planète très particulière, Sudra, avec des empreintes iconographiques très orientales... Balinaises, je dirais.
Ce sera très coloré, étant donné que nous nous inspirerons de la religion hindouiste. Une planète vue comme un « cirque », où les habitants seraient des sortes de freak. Une idée que j'adore ! Les personnages feraient des rencontres inattendues et ce livre développerait encore plus le caractère de Noa et son histoire. Ce sera un livre sur elle en fait, étant donné que dans le troisième tome, elle a été un peu bousculée par les événements - événements que nous devions quand bien même relater par la force des choses...

A.B. : Là aussi, nous avons des tas d'idées et c'est difficile de toutes les intégrer ! Je sais d'avance que nous couperons des petites choses, ou que nous les reporterons dans le livre suivant. Les tomes 4 et 5 seront en fait liés et feront prendre à la série un tournant décisif. Tous les mystères remonteront à la surface !

ActuSF : Je voulais évoquer également Monster Allergy. Voilà une aventure étonnante avec un nombre d'albums incroyables. D'abord, comment parvenez-vous à tenir le rythme ? Et comment parvenez-vous à superviser tous ces albums et leurs intervenants ?
B.C. + A.B.
: Monster Allergy est né de quatre auteurs : Alessandro Barbucci, Katja Centomo, Francesco Artibani et Barbara Canepa.
À partir de là, il y a eu un développement différent entre l'idée et le fait que cette série voie le jour. Le choix a été d'en faire une série mensuelle à la Witch, à vendre en kiosque. Une série, qualitativement « haute » et compétitive pour contrebalancer les mangas qui envahissent tous les rayonnages. Katja, une des auteures, a créé un studio exceptionnel, la Red Whale, qui recruterait des scénaristes, des dessinateurs et des coloristes pour permettre une production de 60 pages tous les deux/trois mois. Une espèce de grande agence qui vendrait les droits de Monster Allergy dans le monde entier. Un des premiers intéressés a été Walt Disney Company, pour dire... Alessandro et moi nous sommes occupés à tour de rôle de nos contingences, lui envers les dessinateurs, moi envers les coloristes. Après avoir réalisé le premier numéro en tant qu'auteurs, notre vrai travail a consisté à superviser les autres numéros. Je ne dis pas que cela a été facile, hein ! Mais nous en sommes sortis indemnes et satisfaits. L'idée est de travailler un an en amont pour avoir cinq ou six numéros d'avance, prêts à être diffusés en kiosque, de façon à avoir sous la main une équipe de 20 dessinateurs et coloristes qui travaillent simultanément sur plusieurs numéros.
Mais attention, Monster Allergy n'est pas un produit commercial. Depuis le début, nous avons cherché à faire en sorte qu'il puisse fonctionner comme une BD jeunesse en France et aussi comme un « comics » en kiosque. Et je crois que cela se voit. Les dessinateurs qui ont participé à ce projet sont renommés et bien connus dans l'univers de la BD. Monster Allergy a été vendu dans un tas de pays. La première série se termine en 30 livres. En France, vous en êtes au vingtième. Vous en avez encore pour deux ans avant de lire la fin. Nous, cela fait longtemps que nous l'avons fini ! Et, je vous le confie en avant-première, nous sommes déjà en train de réfléchir à l'idée d'une seconde série, plus « manga » et humoristique avec la Red Whale, et avec de grands éditeurs internationaux. Le dessin animé, en revanche, en est déjà à sa seconde saison diffusée et est sorti depuis peu sur les télévisions françaises. Aux États-Unis, c'est toujours Warner Bros qui détient les droits. En France, la production a été assurée par Futurikon. Dans de nombreux pays, il y a déjà du merchandising, des produits dérivés de la série qui sont trop mignons ! Et ceux apposés sur les pots de Nutella... un rêve !

ActuSF : Est-ce que vous vous êtes donné une limite pour le nombre d'albums ? Jusqu'où poursuivrez-vous l'aventure ?
B.C.
: Pourquoi se donner une limite ?! Si la série est appréciée, nous pouvons la continuer à vie ! Et moi j'adore Zick et Bombo ! On peut imaginer des milliers d'aventures avec eux. L'univers de Monster Allergy est assez vaste pour prendre toutes les directions !

A.B. : La première série comprend 30 albums (les Éditions Soleil donneront ce mois-ci le nombre total de volumes). Je précise « la première » parce que nous sommes déjà en train d'imaginer la suite ; on n'arrête plus personne ! ;-)

ActuSF : Ce qui est intéressant, c'est que vous maintenez le rythme et l'intérêt de l'intrigue. Comment fonctionnez-vous pour maintenir cette sorte de suspense et de fraîcheur ?
B.C.
: Nous travaillons avec des scénaristes qui comptent parmi les meilleurs que nous connaissions. Sans rire, Katja Centomo et Francesco Artibani sont franchement doués pour maintenir le suspense et créer de nouvelles aventures. Nous travaillons en totale confiance.

A.B. : Pour cela, il faut remercier Katja (Centomo) et Francesco (Artibani), les deux scénaristes. Leur créativité est exceptionnelle et leur sens de l'humour, vraiment délirant ! Ça a été très drôle, de visualiser leurs personnages, toujours plus absurdes au fil de l'histoire. En tant que dessinateur, j'ai cherché à me lâcher aussi et à surfer sur cette onde de folie. Nous ne nous sommes fixé ni limites, ni tabous, c'est pour cela que nous avons montré des « drag queen », pétomanes compulsifs, des puissants sorciers en pantoufles et de dangereuses machines en forme de cafetière italienne.

ActuSF : Quel regard portez-vous sur le dessin animé qu'M6 diffuse ? Est-ce qu'il correspond bien pour vous à l'esprit de l'album ?
B.C.
: Oui et non. En ce qui concerne l'aspect purement graphique, ils ont dû le simplifier, par la force des choses... Mais on s'y habitue et je dois vous avouer que voir et entendre parler ses propres personnages fait toujours un drôle d'effet ! En ce qui concerne les histoires, ils ont respecté la trame principale, mais les épisodes se terminent de manière plus « autonome ». Et je crois que je préfère presque cette façon-là. Le public est légèrement plus jeune que celui de la série. Mais seulement d'un ou deux ans. J'adore les génériques, de début et de fin. On s'y attache en fait ! On ne pouvait attendre mieux d'une série « made in Europe ». Et en considérant le fait que nous avons donné carte blanche à la production, considérant que ni Alessandro ni moi n'avons eu le temps de nous en occuper, je crois qu'il s'agit là d'une série ambitieuse et respectueuse du projet mère.
Suivre une production telle que celle de Monster Allergy signifiait prendre le risque de ne la faire que pendant trois ans. Je suis davantage attachée aux livres et je préfère être auteure « papier ».

A.B. : Nous sommes très satisfaits de la série animée réalisée par les Italiens Rainbow et par les Français Futurikon. La qualité est extrêmement haute pour la moyenne des séries européennes. L'esprit des albums a été adapté à un public plus ciblé, mais il est de toute façon très respectueux de la série BD. Le premier épisode est quasiment calqué sur le tome 1 !


ActuSF : J'imagine que c'est un peu un rêve et un aboutissement, ce dessin animé, pour vous non ?
B.C. : Personnellement, non.... J'adore les dessins animés, mais je suis très exigeante. Peut-être trop. Et je suis une habituée du papier, pas de la vidéo. Disons que ce serait un rêve, que de voir adapté par le Studio 4C, par Miyazaki ou par les majors telles que Pixar, Dreamworks. Ça oui ! Malheureusement, les séries n'atteignent jamais cette esthétique que j'admire, hormis peut-être quelques séries japonaises, ou géniales comme les Simpsons et Futurama de Matt Groening. Bref, cela a quand même été super sympa de voir un Zick ou un Bombo bouger et parler. C'est ça le vrai choc : la voix ! On n'imagine jamais le genre de voix que pourraient avoir ses personnages... Pour ceux qui ne le savent pas, Monster Allergy n'est pas le premier à avoir été adapté à l'écran. Il y a quelques années, il y avait eu Witch. Mais j'ai préféré Monster Allergy, nul doute.

A.B. : Théoriquement, oui, voir ses propres personnages adaptés pour une animation est un peu le rêve de tous les auteurs de BD jeunesse. Pourtant, le processus pour y parvenir est tellement long et compliqué que, lorsque finalement cela arrive, on est déjà « blasé », hé hé... En revanche, je ne conçois jamais la BD par rapport à une éventuelle future animation. La BD est un genre stupéfiant et complet, il se suffit à lui-même. Peut-être est-ce pour cela que les quelques adaptations que j'ai vécues (Witch, Monster Allergy) ne m'ont pas émues plus que cela.

ActuSF : Une petite question sur l'Italie. Comment se porte le marché de la BD en Italie ?
B.C.
: Je ne le sais plus... Je suis loin de mon pays depuis maintenant plus de cinq ans... Et honnêtement, je suis ravie de ne pas en savoir plus. Le marché de la BD en Italie m'angoisse. Même en parler m'angoisse... Je crois qu'il faudrait uniquement s'en entretenir avec les grands éditeurs, ceux des romans et avec ceux qui publient de la BD. Je parle en tant qu'auteure et de la part des auteurs. En Italie, les points de vente de BD n'existent pas. On ne trouve pas de BD dans les librairies, on les achète en kiosques avec un débit hebdomadaire ou mensuel. Les auteurs sont une sorte de « marchandise d'échange ». Tu n'es personne en Italie si tu fais de la BD. On ne considère pas que c'est un travail. Et dire que nous avons eu des auteurs extraordinaires comme Hugo Pratt, Mattotti, Manara, Mattioli, Toppi, Cavandoli, Silver (pas connu chez vous, mais l'équivalent d'Uderzo chez nous), Serpieri et tant d'autres... Aujourd'hui, même si tu gagnes un prix international tel que celui d'Angoulême, en Italie personne ne te considère pour autant. La preuve avec Gipi ou Marco Corona. C'est un long discours et je pourrais vous en écrire des tartines sur le sujet... Je préfère ne pas en parler, ça me déprime... J'adore la bande dessinée, attention, mais comme aux USA : sur les grands quotidiens, et basta.

A.B. : En réalité, je dois contredire Barbara sur un point : Gipi est en ce moment considéré en Italie comme une sorte de messie de la BD !
Bref, moi non plus je n'en sais pas vraiment plus... L'Italie a connu pendant des années un marché éditorial florissant, avec des BD mensuelles qui se vendaient à hauteur de 500 mille exemplaires par mois (Witch est arrivé jusqu'à 300 mille !). Maintenant que ce marché est en forte crise, les éditeurs se sont jetés sur les « graphic novel ». Un peu comme partout ailleurs finalement...

ActuSF : Quels sont vos projets ? Sur quoi travaillez-vous actuellement ?
B.C.
: Mes projets en tant qu'auteure sont nombreux, mais davantage encore en tant que directrice de collection et responsable d'un label international. Je vais essayer de procéder dans l'ordre. Actuellement, je suis déjà en train de travailler au quatrième tome de Sky Doll (eh oui, finalement !) avec Alessandro Barbucci et aux deux spin off de la série Space Ship Compilation. Dans le même temps, je travaille sur ma série End. Une BD très différente de Sky Doll, plus proche de mon esprit noir, intimiste. C'est un projet qui est né il y a une dizaine d'années, et la co-auteure est une artiste incroyable : Anna Merli. C'est un livre auquel je tiens beaucoup. Le thème de cette BD est la mort et évidemment, ce n'est pas simple d'en parler... Le titre sera « Elisabeth » et la sortie est prévue pour cet automne dans la Collection Métamorphose que je dirige avec Clotilde Vu aux Éditions Soleil. Enfin, je suis en train d'écrire une adaptation d'Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll qui s'intitulera « Dreamland ». Au dessin et à la couleur, on retrouvera l'exceptionnel Valp.
La petite nouveauté, c'est bien sûr mon aventure en tant qu'éditrice et directrice sur la Collection Métamorphose. Une collection particulière, qui a vu le jour le 26 décembre avec Billy Brouillard, de Guillaume Bianco. Nous sommes heureux de voir de quelle manière la critique a accueilli ce livre. Même chose côté public. Jusqu'à aujourd'hui, nous avons reçu des avis très encourageants, issus de personnes qui ne sont pas forcément les lecteurs habituels des Éditions Soleil. En à peine une semaine, l'album est déjà en réimpression. C'est un immense succès pour un livre à 80% en noir et blanc, de 144 pages et au prix de 22 euros. La Collection Métamorphose parle de la vie, du devenir, mais aussi de la mort. Mais ce n'est pas une collection qui se contente de parler de monstres ou de fantômes... Elle propose des clefs philosophiques et métaphysiques. Qui sommes-nous ? Quelles sont nos peurs ancestrales ? Que dissimule notre for intérieur ? Les livres de cette collection proposent une réflexion, un rêve - et même s'il est parfois effrayant, il n'en demeure pas moins fascinant.
Les thématiques sont essentiellement philosophiques, poétiques, fantastiques, et la narration s'inspire principalement du style fin de siècle, victorien, gothique... La collection s'adresse à tous ceux qui aiment rêver. À tous ceux qui aiment les histoires racontées par leur grand-mère avant de s'endormir... Elle propose des projets oscillant entre le livre jeunesse et le roman graphique, aujourd'hui lus par un public large et adulte. Ce sont des livres de narration fantastique comme Nightmare before Christmas (T. Burton) au cinéma, ou Harry Potter (J.K. Rowling) en littérature. Mais certaines histoires rappelleront également l'écriture narrative de I. Allende, ou d'E. Allan Poe...
En ce qui concerne Venusdea : ce sera un label qui verra le jour en 2009, ce sera une véritable petite maison d'édition, indépendante des Éditions Soleil. Je la dirigerai seule. Ce sera un label international, qui produira des livres-objets, avec des gadgets. Les artistes qui y seront rattachés seront en majorité des artistes internationaux, issus d'horizons artistiques variés : photographie, design, peinture, sculpture,... Un label pop, surréaliste et romantique, comme j'aime à le définir... Il y aura des artistes incroyables tels que Junko Mizuno, Nicoletta Ceccoli, Mijn Schatje ou Natalie Shau... Mais aussi beaucoup d'artistes qui débutent, et qui, je l'espère, deviendront les locomotives de demain. Pour ceux que cela intéresse, de petites avant-premières sont disponibles sur mon blog : http://canepabarbara.blogspot.com/

A.B. : Hormis Sky Doll 4, je suis en train de retourner aux origines, pour ainsi dire. J'ai commencé très jeune à faire de la BD, et je privilégiais la BD humoristique, destinée à un public jeune. A présent, je suis en train de concevoir une nouvelle série, humoristique et épique, au sein de laquelle je signe les textes et les dessins. Je m'amuse comme un fou ! Elle sortira en 2009. Dans le même temps, je m'amuse dans l'univers de l'animation : j'ai créé et suis en train de développer un dessin animé. C'est un projet très ambitieux, inspiré du monde de la musique. On pourrait le définir comme étant un mélodrame electro-pop ! Je travaille aussi au graphisme d'une autre série d'animation complètement différente, très « aventureuse ». Côté bd, je suis aussi en train de réalizer le character design pour un autre série très ambitieuse... malheureusement tous ce projets sont encore « top secret » donc je ne peux pas donner des details. Ajoutez à cela les couches (je suis papa depuis tout juste deux mois !) : ça me fait un beau paquet de travail.

ActuSF : Et plus loin, quels sont vos envies à vous ?
B.C.
: En ce moment ? Vous allez rire... m'occuper de mon chez-moi ! Peindre les murs dans une autre couleur (j'adore les gris naturels), attacher mes cadres, m'occuper de mes collections, écouter de la musique classique très fort, passer plus de temps avec ma famille et mon compagnon. En somme, des envies très simple, comme lire, chose que je n'arrive pas à faire aussi facilement, parce que j'ai un rythme de vie un peu agité, et que je suis toujours en voyage... Surtout, prendre les choses de manière plus « zen » est un de mes prochains objectifs. La vie est bien trop courte pour se stresser en permanence, non ?
A.B. : Survivre à ce qui a été développé ci-dessus sera déjà un bel objectif. Pour la suite, nous avons tous deux et comme beaucoup d'auteurs, des ambitions littéraires ;-). J'ai déjà quelques romans dans mes tiroirs que je souhaite voir publier pour mes 40 ans. On verra bien ce qu'il adviendra ! Par ailleurs, les propositions cinématographiques autour de Sky Doll se multiplient ; ainsi, une incursion sur le grand écran n'est pas exclue, tôt ou tard. Nous verrons, nous verrons...

Jérôme Vincent

Traduction : Sarah Molina


Blog de Barbara Canepa
Blog de Alessandro Barbucci
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# Posté le samedi 11 juillet 2009 15:52